Jacques Rabemananjara

juin 2, 2011 par marjorie

Rabemananjara

Rabemananjara, poète et écrivain malgache

Jacques Rabemananjara (23 juin 1913-1 avril 2005)

Ce poète malgache très engagé naît sur la côte Est de Madagascar, le 23 juin 1913. Il est amusant de constater qu’un an après naîtra le grand poète malgache Flavien Ranaivo.
Il fait ses études au grand séminaire d’Antananarivo (Tananarive), après avoir commencé au petit séminaire sur l’île Sainte Marie.

En 1935-36, alors âgé d’un peu plus de vingt ans, il dirige le mensuel la Revue des jeunes de Madagascar et publie dix numéros, jusqu’à ce que les autorités coloniales les jugent dangereux et en interdisent la publication.

L’année 1939, Rabemananjara est choisi pour participer à la délégation malgache participant à la commémoration du 150ème anniversaire de la Révolution Française. Il continue donc ses études en Lettres Classiques à la Sorbonne, et publie au bout de quelques mois son premier recueil de poèmes, Sur les marches du soir.

Il rencontre à cette époque L. S. Senghor et Alioune Diop, le fondateur de Présence Africaine.

Une rencontre importante avec des docteurs l’incite à fonder, à la sortie de la guerre, le MDRM, Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache, dont il devient le Secrétaire Général. Leur but est de restaurer la souveraineté perdue de leur pays. où ils sont très populaires. Etant élu député à l’Assemblée nationale fin 1946, il n’aura cependant pas le temps d’y sigéer : le soulèvement populaire malgache au printemps 1947, réprimé violemment par le pouvoir colonial qui fait des milliers de morts, le place dans une position délicate : en effet Rabemananjara est accusé d’être l’instigateur de l’insurrection. Il est alors arrêté, torturé, jugé et condamné aux travaux forcés à perpétuité. De la prison au bagne, puis aux Baumettes à Marseille, il écrit durant ses longues années l’essentiel de son oeuvre, dont les poèmes Antsa, Lamba et Antidote, qui feront de lui « le chantre de la négritude ».

Bien que gracié en 1956, il ne peut rentrer au pays qu’au moment de l’indépendance, en 1960. Il participe alors à la première république malgache, devient vice-président et occupe plusieurs ministères au sein des gouvernements du premier président Tsiranana, jusqu’en 1972. A ce moment-là, la révolution qui a lieu l’incite à s’exiler à Paris. Il ne reviendra à Madagascar qu’en 1992.

Oeuvres principales:

Poèmes:

Sur les marches du soir. Gap: Ophrys, 1940.
Rites millénaires. Paris: Seghers, 1955.
Antsa. Paris: Présence Africaine, 1956.
Lamba. Paris: Présence Africaine, 1956.
Antidote. Paris: Présence Africaine, 1961.
Les ordalies, sonnets d’outre-temps. Paris: Présence Africaine, 1972.
Oeuvres complètes, poésie. Paris: Présence Africaine, 1978.
Thrènes d’avant l’aurore: Madagascar. Paris: Présence Africaine, 1985.
Rien qu’encens et filigrane. Paris: Présence Africaine, 1987.

Essais:

Témoignage malgache et nationalisme. Paris: Présence Africaine, 1956.
Nationalisme et problèmes malgaches. Paris: Présence Africaine, 1958.

Théâtre:

Les dieux malgaches. Gap: Ophrys, 1947.
Agape des dieux Tritiva: Une tragédie. Paris: Présence Africaine, 1962.
Les boutriers de l’aurore. Paris: Présence Africaine, 1957.

Articles sélectionnés:
« L’Europe et nous ». Présence Africaine 8-9-10 (juin-novembre 1956): 20-28.
« Les fondements de notre unité tirés de l’époque coloniale ». Présence Africaine 24-25 (février-mai 1959): 66-81.
« 50ieme anniversaire de la mort de Jean-Joseph Rabearivelo ». Présence Africaine (1987): 3-4.
« 40ième anniversaire de la revue Présence Africaine ». Présence Africaine. 144 (1987): 11-17.

Récit:

Le prince Razaka. Paris: Présence Africaine, 1995.

Distinctions littéraires:

1988 Grand Prix de la Francophonie
1997 Salon de la Plume Noire (Paris, 10-12 octobre), consacré au poète Jacques Rabemananjara
Membre de l’Academie Nationale des Arts, des Lettres et des Sciences de Madagascar

Merci aux sites amis Lehman Cuny et Jeune Afrique qui m’ont inspirée dans cet article.

 

1 Commentaire

  1. le narateur vrmnt il est formidable

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